Salon d’Automne 2022, 58 photographes célèbrent un art en perpétuel renouveau

Août 2022, Paris –  Pour sa 119ème édition, le Salon d’Automne  vous donne rendez-vous du 21 au 23 octobre prochain à La Grande Halle de la Villette. Parmi les 17 formes artistiques représentées, la section photographie est à l’image de la pluridisciplinarité artistique de l’événement : cinquante-huit photographes d’univers, de techniques et d’horizons divers présenteront des œuvres récentes et uniques témoignant de la richesse et de la créativité d’un art en perpétuel renouveau.

 

 

 

 

La photographie a toujours été présente au Salon d’Automne, dès 1904 avec Eugène Druet et Robert Demachy. Mais ce n’est qu’en 1977, sous la présidence d’Edouard Mac-Avoy et René Huyghe, que la section photographie prend son élan. Lucien Clergue, photographe novateur, en sera le premier président, de 1979 à 1983. De grands noms de la photographie ont exposé au Salon d’Automne : Jean Dieuzaize, Edouard Boubat, Yvette Troispoux, Willy Ronis, Peter Knapp, Alain Le Cloarec, René Jacques, Izis, Yann Arthus-Bertrand, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait jeune fille perdue dans sa baignoire / Autoportrait jeune fille cherchant à jouer au tennis, Marlène Delcambre

 

 

Photographie de mode, photoreportage, installations, un vent nouveau souffle sur le Salon d’Automne en 2022

 

 

De même que le Salon d’Automne s’impose comme promoteur de la pluridisciplinarité des arts, la section photo, présidée pour la première fois par Anne Roulant et Gilles Guillaume (Anne & Gilles), offrira à l’occasion de cette 119ème édition une multiplicité d’approches artistiques : 58 artistes y présenteront des œuvres récentes. La grande diversité des médiums et des tendances artistiques en fait sa richesse : le numérique prend le pas en nombre, mais l’argentique s’affirme au travers de quelques œuvres majeures (Cidalia Alvès, François Jimeno, Tim Patrick).

Couleur ou noir et blanc, paysage ou portrait, gros plan ou vue aérienne, sur le vif ou composée, instantanée ou mise en scène, fixe ou en mouvement, graphique ou plastique, toutes les propositions ont leur place sur les cimaises de la section. Les œuvres de fidèles sociétaires, tel que Guy Foulon (présent au Salon d’Automne depuis vingt ans) côtoient celles de tout nouveaux exposants dont certains n’ont pas 30 ans (Charlotte Favré et Max Floriot). La photographie, dans ses multiples représentations, permet réalisme, abstraction, surréalisme, onirisme, etc., et s’affirme ainsi en perpétuel mouvement, toujours témoin poétique de son temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le coffre, Estelle Amiot / WaBassAtt, Attoli

 

 

Zoom sur 3 univers marquants en 2022 :

 

Longtemps cantonnée à un univers classique, la section photographie signe son renouveau en 2022 en s’ouvrant cette année davantage sous l’objectif de photographes dont le travail interpelle.

La photographie surréaliste

Au programme, des mises en scène de personnages, d’objets ou de situations incongrues, cocasses et intrigantes. Parmi les représentants de cette tendance, Marlène Delcambre, présente pour la seconde fois au Salon d’Automne, exposera ses autoportraits mis en scène dans des chambres d’hôtels et sur des courts de tennis (Autoportrait jeune fille perdue dans sa baignoire / Autoportrait jeune fille cherchant à jouer au tennis).

Aussi, Estelle Amiot, qui s’intéresse à l’image, à l’action et au corps féminin, s’inscrivant dans une histoire de l’art de la photographie et de l’action des années 70 ; Attoli, photographe français qui a pour sujet principal l’eau, WaBassAtt ;  Jean-Michel Daux, qui nous présente sa série Nature Animée avec notamment Artichaut ; Philippe Guénin, artiste pluridisciplinaire, Les nouvelles créatures de la nature II ; Edwige K, artiste atypique mi-peintre, mi-photographe avec des photographies qui ressemblent plus à des peintures, Chambre du 5 ; Laurent Léoncini, photographe-écrivain-globe-trotter invétéré, il se plaît à sublimer la ville de Paris. Ou encore Aaron qui, avec Vade Retro, présente un travail étonnant autour de l’effet de filé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fashion show sur les toits de Paris / Promenade sur les toits de Paris, Laurent Léoncini

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vade Retro / Equilibre, Aaron

 

Le photoreportage

Rare artiste à avoir proposé de la photographie argentique, François Jimeno : avec son œuvre intemporelle Dans les replis de la vie figurant sur le vif une personne âgée assoupie sur le Pont-Neuf habillé par Christo (1985) il s’inscrit dans le reportage photographique des années 50 à 70, à la Doisneau. Autre photographe dans ce genre qui valorise des scènes réalistes et des moments de vie sans mise en scène, le sociétaire Guy Foulon qui présentera A quand le confinement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les replis de la vie, François Jimeno / A quand le confinement, Guy Foulon

 

La photographie plasticienne

Parmi cette troisième grande tendance présente au Salon d’Automne 2022, on notera le travail de Christine Leepinlausky (Enrobée 1) qui consiste à faire entrer en résonance le langage de la photo avec celui du volume : forme, structure et matière. L’architecture est le cœur du sujet et les photos de chantiers imprimées sur papier transparents sont sculptées puis rephotographiées. Cette mise en abyme représente un champ expérimental sans limite pour l’artiste.

De son côté, Mélina Bismuth (Beyond Words) réalise des œuvres composées de photomontage. Il s’agit de petites vignettes assemblées en montage numérique.

La série de photos de Sylvain Harivel (Un rêve parti en fumée) se consacre quant à lui au thème de la disparition. La première photo représente la tranquillité, la seconde représente l’agression et la dernière l’explosion et la disparition. Le trio est un monde qui part en fumée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enrobée 1, Christine Leepinlausky / Beyond Words, Mélina Bismuth

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un rêve parti en fumée, 1, 2, 3, Sylvain Harivel

 

 

A propos d’Anne Roulant et de Gilles Guillaume, présidents de la section photo

Anne Roulant et Gilles Guillaume (Anne & Gilles) se sont rencontrés lors d’une exposition, Anne y présentait des peintures, Gilles des photos. Une affinité dans leur démarche artistique les amènera, dès 2004, à vouloir créer ensemble. Le duo présentera sur l’édition 2022 du Salon d’Automne, une œuvre commune, Tronoën, représentative de son travail atypique d’estampe numérique fait autour de peinture et de photographie.

L’association de deux regards, le croisement de deux techniques génèrent la création d’œuvres singulières au sein desquelles présences picturales et photographiques se mêlent dans un même élan.

De ce tissage improbable émergent, à travers formes, couleurs et matières, des évocations particulières issues d’émotions partagées.

 

Dans la mise en valeur de la structure graphique, de l’enveloppe lumineuse, de la vibration chromatique, corps et regards, évocations minérales et végétales, cadres urbains et silhouettes fugaces, architectures et visages, mêlés aux matières esquissées, tissent un maillage entre tradition et modernité propre à une vision neuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tronoën, Anne & Gilles

 

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Infos pratiques

Salon d’Automne 2022

Du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2022.

Vendredi : de 10h à 20h, Samedi : de 10h à 22h, Dimanche : de 10h à 18h

Emplacement : Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

Tarif : 5/10 euros

Contacts presse 

Clara Moreno – clara(at)morenoconseil(point)com

Anne Masson – anne(at)morenoconseil(ooint)com

Indrani Muller – indrani(at)morenoconseil(point)com

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